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NOEUX LES MINES
A TRAVERS LES AGES
En l’absence de documents historiques précis, il est bien difficile de dater la création
de Noeux les Mines. Cependant, de nombreux objets ont été exhumés dans le secteur
de la Ville correspondant à l’actuel « Bas de Noeux » qui nous permettent de supposer
qu’une agglomération s’élevait sur le terroir aux alentours du IVè siècle. En effet,
le creusement de fondations dans les rues du Paradis, de Labarrois, Sadi Carnot et
rue du Buisson ont mis au jour nombre de poteries, bijoux, fibules, ossements humains,
armes.w
La nature des objets et leur configuration laissent supposer qu’il y a eu à cet endroit
une violente bataille ou qu’un cimetière a été aménagé.
Quoiqu’il en soit, ce lieu a permis l’établissement d’une petite bourgade qui a pris
le nom de Vitris. Cette cité lacustre, établie sur les marais fut saccagée en 879
en même temps que la Commune de Camblain – Châtelain et à nouveau en 882 par les
hordes de Normands, débarquées à l’estuaire de la Canche et se dirigeant vers Arras.
Au Dixième Siècle, un clan d’une tribu saxonne s’installe sur les vestiges de l’ancienne
cité et lui donne le nom de NOEWE du teuton « nouveau ». A propos, les historiens
ont un avis divergent quant à l’étymologie du terme. Il pourrait s’agir du mot d’origine
romane (Noda-Nodum) signifiant terre noyée ou marécageuse.
Au fil des siècles, le nom de la cité a été modifié à maintes reprises : NOEUVE en
999, NUET en 1100, NUEE en 1228, NEUEE en 1386, NOEU en 1532, NOEWE en 1589 puis
NOEU du début du XVII Siècle jusqu’en 1789.
Le bourg est ensuite nommé Vitry les Béthune « vulgairement dit NOEU ». Ces changements
de dénomination s’expliquent par l’intention des seigneurs locaux, désireux de donner
leur nom au village.
En 1789, les Noeuxois, en vue de la convocation des Etats Généraux désignent l’un
de leurs concitoyens Hogedez, qui se rendra à Arras le 20 Avril pour l’Election des
Députés du Tiers-Etat, qui représenteront l’Artois à l’Assemblée Nationale à Versailles.
L’ année suivante, une fois l’Ancien Régime aboli, Louis Logez est élu Premier Maire
de Noeux, prenant le titre d’Officier de la République. A cette époque, la Commune
compte 643 habitants. A la fin du XVIII Siècle, elle croît légèrement pour atteindre
700 âmes et avant la découverte du charbon (1850) le bourg est uniquement rural.
Au XIX siècle, la cité, à nouveau dénommée NOEUX se voit attribuer la terminaison
« lez Béthune » afin de la distinguer de Noeux les Boffles (Noeux les Auxi).
Le 13 Août 1887, par décret du Président de la République, Sadi Carnot, Noeux lez
Béthune change une dernière fois d’appellation et devient officiellement Noeux les
Mines.
Quarante ans plus tôt, se produisit l’évènement le plus important de l’histoire locale
: la découverte d’un gisement houiller. Partis de Oignies, les spécialistes remontèrent
les veines charbonnières, arrivèrent dans le Lensois, à Loos en Gohelle, et enfin,
grâce à l’opiniâtreté de Monsieur de Bracquemont, le trépan atteint la houille de
Noeux.
En 1851, la Fosse N°1 entre en extraction. En 1865, la Fosse N°3 entre en activité.
A partir de 1852, le chiffre de la population augmente d’année en année de façon
considérable. En 1850, Noeux possède 1 200 Habitants, ce chiffre double en 1856 pour
atteindre 4 800 Habitants en 1886. Cette période se caractérise par une grande prospérité
car l’exploitation minière permet l’établissement d’usines de sous-produits du charbon,
tels l’industrie à Coke, le goudron, le sulfate d’ammoniaque, les briquettes et boulets.
La quasi-totalité de la production est exportée à l’intérieur du pays et à l’étranger.
Un premier coup d’arrêt est porté à l’essor de l’économie locale au mois d’Août 1914.
Depuis le 3 du même mois, l’Allemagne a déclaré la guerre à la France et Noeux accueille
sur son territoire les quadragénaires affectés à la surveillance des voies, ponts
et postes d’aiguillage. A partir du mois d’Octobre, une garnison est affectée à Noeux
les Mines et les batteries de canons sont mises en place aux abords de la Ville.
A partir de 1915, Noeux les Mines est partie intégrante du Théâtre Militaire, et
si la population s’habitue tant bien que mal à cette tragédie, le potentiel minier
est durement frappé, réduisant davantage encore la production de charbon. Les habitations
sont éventrées par les bombardements.
Durement éprouvées par la guerre, la Commune n'a cependant jamais ployé sous la
force de l'ennemi. Noeux, ville martyre, fut citée à l'Ordre des Armées en 1920 et
reçut la Croix de Guerre la même année.
A peine les Elus ont-ils le temps de relancer la mécanique industrielle que survient
la drôle de guerre. Le 1er septembre 1939 la France déclare la guerre à l’Allemagne,
et à partir de mai 1940, la ville comme toutes celles de la région subit la loi de
l’occupant.
Il faudra attendre le Jeudi 1er Septembre 1944 pour assister à l'entrée à Noeux-les-Mines
d'un détachement allié de la 8ème armée mettant fin à un long cauchemar.
Le temps pour les forces vives d'entreprendre la reconstruction de la Ville, que
l'économie locale est touchée par la récession minière qui aboutit à la fermeture
du dernier puits de mine en 1961. La Municipalité, en vue de juguler une probable
hémorragie de sa population, entame un important programme de constructions de logements
et d'équipements, véritable pari sur l'avenir.
Une page est définitivement tournée et depuis cette époque, les Elus Municipaux ont
placé Noeux-les-Mines sur la voie du ...
Renouveau économique avec la création de deux Zones Industrielles en 1978 qui ont
accueilli plus de 30 entreprises en dix ans. Un troisième parc industriel va ouvrir
prochainement.
Renouveau de l’urbanisme et de l’environnement. Les quartiers vétustes cèdent la
place à de nouveaux lotissements, modernes, fonctionnels, harmonieusement agencés.
La voirie augmente chaque année son potentiel de routes et trottoirs rénovés.
Renouveau dans le domaine des sports et loisirs enfin, puisque Monsieur VILLEDARY,
Maire et Conseiller Général a mis en chantier un ensemble de réalisations (Loisinord,
un Stade de Glisse fonctionnant toute l’année) qui donne à Noeux les Mines une physionomie
et une entité nouvelles, empreintes de dynamisme, de nouveautés et créatrices d’emplois
et de vitalité.
